Читаем Константин Бальмонт и поэзия французского языка/Konstantin Balmont et la po'esie de langue francaise полностью

Nous 'etions tous les deux dans un beau r^eve entr'es,Les merisiers en fleur nous avaient enivr'es.Et le matin brillait comme une mer immenseAux nuages l'egers. Parmi l'exub'eranceDes arbres et des fleurs, et de l'herbe, en ce jourNous vivions inond'es de couleurs et d'amour…Et, la main dans la main, rapprochant nos visages,Vibrant а l'unisson des fleurs et des ramages,Au soleil printanier, rayonnant des hauteurs,Nous 'etions 'eperdus, exalt'es de bonheur.L''eternit'e r'egnait sur cette heure si br`eve,Le matin triomphait dans nos coeurs, dans nos r^eves.Parmi les merisiers `a l'arome enivrant,Nous 'etions tous les deux un reflet du printemps.

Traduit par Katia Granoff

Золотая рыбка/Le poisson dor'e

Au ch^ateau 'etait un bal joyeux, —        Les musiciens chantaient.Une brise, au jardin, balancait        Une balancoire l'eg`ere.Au ch^ateau, en un doux d'elire        Chantait, chantait un violon!Au jardin, dans un 'etang, 'etait        Un poisson dor'e.Et sous la lune tournoyaient,        Comme s'ils fussent ajour'es,Par le printemps enivr'es        Les papillons nocturnes.L''etang balancait en soi, une 'etoile.        Les herbes souples s'en allaient d'onduler…Et l`a, dans l''etang, passait en 'etincelles        Un poisson dor'e.Bien que ne le vissent pas        Les musiciens du bal,Du poisson dor'e, pourtant, et de lui seul        R'esonnait la musique.D`es que r`egne un silence        Le poisson dor'eJette sa lueur, et de nouveau se voit        Un sourire parmi les h^otes.Et de nouveau, le violon sonne,        La chanson retentit.L'Amour murmure dans les coeurs,        Et le Printemps rit.Le regard chuchote au regard: «J'attends!»Si lumineux et passag`erement.        Parce que lа, dans l''etang,                Il est, le poisson dor'e…

Traduit par Alexandra de Holstein et Ren'e Ghiln

Призрачный набат/Le Tocsin-fant^ome

Je suis esprit, je suis le Tocsin-fant^omeQui des spectres seuls est entendu!Les maisons, je le sens, sont en flammes,Et les hommes restent prostr'es en l'absence et l'oubli.Le feu, lourd de fum'ee, rampe et vers eux se coule,Et je suis tout entier un ulul de d'etresse, mais aphone!…Bourdonne donc, ^o Cloche! sonne `a toute vol'ee,Et sois un cri parmi l'obscurit'e diffuse.D'airs 'epais elle rampe et serpente, la fum'ee:Comme une lourde b^ete va le charme nocturne.Et, ^o quelle terreur pour moi, d'^etre muetSous l''eparre cuivr'e de l'Incendie!

Traduit par Alexandra de Holstein et Ren'e Ghil



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