Enfin l'heureux jour arriva; on partit, et Cendrillon les suivit des yeux le plus longtemps qu'elle put. Lorsqu'elle ne les vit plus, elle se mit à pleurer. Sa marraine, qui la vit tout en pleurs, lui demanda ce qu'elle avait. "Je voudrais bien ... je voudrais bien... Elle pleurait si fort qu'elle ne put achever. Sa marraine, qui était fée, lui dit: — Tu voudrais bien aller au bal, n'est-ce pas? — Hélas! oui, dit Cendrillon en soupirant. — Eh bien! seras-tu bonne fille? dit sa marraine, je t'y ferai aller. Elle la mena dans sa chambre, et lui dit: — Va dans le jardin, et apporte-moi une citrouille."
Cendrillon alla aussitôt cueillir la plus belle qu'elle put trouver (
Cendrillon alla aussitôt cueillir la plus belle qu'elle put trouver, et la porta à sa marraine, ne pouvant deviner comment cette citrouille la pourrait faire aller au bal. Sa marraine la creusa et, n'ayant laissé que l'écorce, la frappa de sa baguette, et la citrouille fut aussitôt changée en un beau carrosse tout doré. Ensuite elle alla regarder dans la souricière, où elle trouva six souris toutes en vie.